REPRESENTATION RAISONABLE - HAGIOGRAPHIE BYZANTINELes mosaiques que les artisans byzantins ont recues de leurs collegues romains qui a leur tour ont continue la tradition classique et hellenistique posterieure et les portraits cadavereux de Fayoum. (anciennete posterieure 1er-2eme siecle) [qui sont la suite de la peinture hellenistique dans les annees romaines]. Avec la fondation de l ‘Empire Byzantin a 330 av.J.-C de Constantin le Grand et son Edit de Tolerance Religieuse, les artistes chretiens se sont adonnes a leur tache sans s’en detourner. A l’ecoulement des annees suivantes, heroiques ou decadentes pour l’Empire Byzantin, a travers de tractations religieuses, de poursuites spirituelles, de discordes, de querelles, d’ heresies et de Synodes ?cumeniques eclairees, il a ressorti ce qu’on dit aujourd’hui Art byzantin de l’ Hagiographie. Durant les premieres annees, les representations picturales se limitaient en quelques dessins d’un caractere symbolique et decoratif et en des representations illustratives. Comme la Theologie orthodoxe se formait et la nouvelle foi et ses dogmes s’eclaircissaient, les artistes, avec plus de courage et de realisme, ont commence a representer des visages de Saints sur des icones en bois et des representations composees de nombreux personnages aux murs des eglises. En 726 ap.J.-C. le mouvement Iconoclasme eclate. Un conflit violent qui a divise les Byzantins causant des reactions blamables, tragiques et qui a tourmente l’Empire tout un siecle. Mais a travers cette agitation et bouleversement il en est ressorti parfaitement clair et pur, la Theologie Orthodoxe de l’Icone du VII Synode ?cumenique. L’Icone constitue un moyen rituel. Pas un objet d’adoration, mais de respect. L’hommage se rend a la personne representee et, certainement pas, au bois. Avec la representation d’une personne sacree, ce qui se represente est sa consistance et non sa nature qui est unique. Avec plus de lyrisme on pourrait dire que le fidele rend gloire et respect a l’Icone comme la mere embrasse et caresse la photo de son enfant expatrie – comme si elle pouvait le serrer contre son c?ur – qu’elle cache dans sa poitrine avec la douce attente de le revoir. La suite historique etait plus agreable, avec une production d’?uvres d’une grande valeur et de petits intervalles stationnaires dues a des invasions exterieures et d’autres tribulations intestines. Des ?uvres importantes se sont presentees a l’epoque de la Dynastie macedonienne (867-1056 ap.J.-C.), des Comnenes (1081-1185 ap.J.-C.) et des Anges (1185 – 1204 ap.J.-C.). Apres l’occupation des Francs (1204-1061 ap.J.-C.) pendant la dynastie des Paleologues, l’art byzantin etait a son apogee avec les fresques d’ Emmanuel Panselinos. Plus tard, apres la prise de la Constantinople (1453 ap. J.-C.) Theophanis le Cretois a excelle. Dorenavant les hagiographes restants ont ete influences par la peinture occidentale, comme Dominique Theotokopoulos, pour passer a une periode stationnaire jusqu’a Fotis Kontoglou (+1965) qui a attise les vieux cendres de la tradition byzantine et qui a ramene l’art sacre traditionnel au surface. L’hagiographe byzantin donc, comme il etait forme par la recherche seculaire de la facon correcte de la representation de l’au-dela, fait sa tache ayant pleinement conscience de son diaconat dans l’Eglise. Il n’essaye pas a impressionner avec l’habilete de son coup de pinceau. Comme le theologien evite de meme a provoquer avec la verve de son discours. Son but est de presenter les respects et les maximes evangeliques de l’Orthodoxie d’une facon simple, comprehensible, respectable. Il bride son imagination quand il peint car elle renferme erreurs et heresies. Il entreprend a assouplir, adoucir, detendre l’ame de la nevrose du turbin quotidien et la conduire a la recherche spontanee de Dieu. Il represente les visages des Saints d’une facon simple et bien ciblee. Il evite de crier avec des couleurs brillantes et eclatantes, d’un dessin et d’un contour anatomiquement impeccables et des ombres clairs-obscurs realistes et de jolis modelages. Au contraire, en chantonnant melodiquement, il entraine l’observateur bienveillant a admirer et imiter le Saint lui-meme qu’il a peint, sans que sa facon de peindre soit observee. Il entreprend a rapprocher son monde avec le spirituel. Il est suspendu entre les deux et invite le fidele a transformer sa vie mortelle, materielle et finie en une vie immortelle et reelle. Si, donc, il peignait avec un realisme complet et un detail descriptif, sa creation serait un superbe, quasi reel, resultat figuratif qui reposait sur la curiosite humaine pour les details anatomiques du sujet represente et provoquerait l’admiration de l’observateur pour la hauteur de la capacite technique de l’hagiographe. Il inciterait l’esprit a observation et rumination des images quotidiennes et limitees et il ne donnerait pas l’amorce pour la theorie logique des Verites Divines et des deductions bienfaisantes et salutaires pour l’ame. L’esprit du fidele resterait cerne a l’imagination de l’artiste et a la description simple, quotidienne, cosmique. Comment est-ce qu’on peut representer correctement les Verites Divines, ce que peu d’hommes ont vu mais ce qu’ils ont vu, ils n’ont pas pu suffisamment les decrire ? Dans l’hagiographie byzantine l’effet voulu n’est pas d’admirer et de s’extasier avec ce qu’on voit mais d’entrer avec une autre facon a reflechir, chose qui va etre plus tard une experience vecue et qui va attirer la misericorde de Dieu pour sa salutation. C’est pour cela, donc, que l’art byzantin scinde les elements particuliers du visage, en decrivant les traits les plus fermes de sa nature, et les joint encore une fois en une douce harmonie, en representant sans cesse, l’union des fideles de l’Eglise a un corps ayant comme tete, Jesus, notre Sauveur. Il evite l’integralite anatomique mais le visage apparait toujours entier dans l’espace-temps fonctionnel. La, que nous allons etre emmenes favorablement apres notre lutte personnelle et la Grace de Dieu. Les visages saints semblent venir vers notre monde moderne, actuels et veritables. C’est ce qui est le but de la perspective inverse qu’on utilise, afin que l’observateur ne voyage pas dans l’espace de la conjecture, mais que la verite de la realite Divine soit diffusee au sien. La source de lumiere n’est pas volontairement presente dans la synthese picturale une fois que tous sont eclaires par la lumiere innee, qui est differente de notre lumiere cosmique. Enfin l’art byzantin se tourne dans son canevas, en trois dimensions et non deux comme quelques observateurs hatifs se prononcent. En ces dimensions conventionnelles de la hauteur, de la longueur et de l’espace-temps transcendant et fonctionnel. Mais l’hagiographe byzantin ajuste surtout sa vie personnelle et sa conduite en accord aux paroles evangeliques et recherche l’illumination divine et sa sanctification dans les Mysteres de l’Eglise. Ainsi il a des possibilites afin que ses creations aient un rapport correct aux manifestations divines deraisonnees. La facon la plus experimentee pour la realisation figurative de l’hagiographie byzantine est celle qui desormais ressort apres l’ecoulement de tant des siecles de pratique vecue et figurative, de revelation theologique et d’experience sacramentale. Pourtant il n’est pas exclu qu’au futur d’autres propositions d’hagiographie chretienne se presenteraient. Mais c’est la tradition ecclesiastique qui va finalement se decider au passage des siecles, si elle va embrasser ce nouveau statut. Nestor Patialiakas, Hagiographe. |